Sur le ticket socialiste, les jeux sont faits concernant la succession de Micheline Calmy-Rey au Conseil fédéral. Vendredi 25 novembre, le groupe socialiste a opté pour le ticket attendu, composé du sénateur fribourgeois Alain Berset et du conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard. Entre les deux ténors, le duel a été serré, Berset s’imposant par 30 voix contre 26 à Maillard au cinquième tour. La Tessinoise Marina Carobbio et le Valaisan Stéphane Rossini ont été largement distancés.
« Le PS couronne ses deux grands favoris », titre la « NZZ ». Bien que défavorisés par le fait que leur deuxième siège - repourvu en septième et dernière position – pourrait être combattu, les socialistes ont avancé leurs meilleures cartes. « En présentant les deux Romands, le PS asseoit sa position, alors que l’UDC perd encore un peu de sa marge de manœuvre », note « La Liberté ».
C’est bien ce qui a marqué les observateurs en cette fin de semaine. Alors que le PS a marqué son territoire, les autres partis semblent plongés dans l’apathie. Le « nouveau centre », qui pourrait se composer du PDC, des Verts libéraux et du PBD, n’est pour l’instant qu’une vision que personne n’a le courage de porter. « Attendons deux sessions et faisons le point en avril 2012 », a suggéré le chef du groupe PDC Urs Schwaller.
Quant à l’UDC, on n’en a pas entendu parler en cette fin de semaine. Il n’a visiblement aucun candidat valable pour prétendre ravir son siège à sa « traîtresse » Eveline Widmer-Schlumpf. Son stratège en chef Christoph Blocher joue profil bas. Il a intérêt. Il pourrait encaisser en ce dimanche 27 novembre sa plus cuisante défaite électorale au deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats à Zurich face à la verte libérale Verena Diener et au PLR Felix Gutzwiller. MG

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