Il faut se pincer pour y croire : dans sa dernière édition, la « Weltwoche », que les mauvaises langues ont baptisé « La Pravda de l’UDC », consacre deux papiers totalement contradictoires à la suite de la défaite de l’UDC, qui a perdu 2,3% en parts de suffrages le 23 octobre.
Dans son éditorial en page 5, le rédacteur en chef Roger Köppel continue d’encenser le tribun Christoph Blocher. « Aussi longtemps qu’il perturbe le culte, qu’il critique, qu’il pose les bonnes questions, qu’il fâche l’establishment, qu’il excite les esprits et qu’il esquisse des solutions, Christoph Blocher reste un enrichissement pour la politique suisse. Je ne comprends pas que des politiciens puissent s’être donné comme seul but dans leur vie de faire obstacle à une personnalité de cette trempe. »
Autre son de cloche en page 20 du même journal. Sous le titre « L’auto-sabotage » (« Die Selbstdemontage »), le correspondant au Palais fédéral Urs Paul Engeler descend en flammes les dirigeants de l’UDC qui ont mené une campagne marquée par « l’arrogance et la paresse intellectuelle ». Plus qu’un article, c’est un réquisitoire impitoyable qui ne donne jamais la parole à la défense : on cherche en vain la moindre citation d’un responsable de l’UDC !
« En 2011, l’UDC est constituée d’un pape, d’une poignée de cardinaux serviles et de beaucoup, beaucoup de croyants », écrit Urs Paul Engeler. « Une entreprise moderne s’organise autrement pour pallier aux défaillances de ses leaders », ajoute-t-il. En d’autres termes, « Christoph Blocher s’est surestimé. Il fera son retour au Conseil national non en tant que vainqueur, mais en tant que simple membre de l’hémicycle ».
Un papier intéressant, qu’on aurait cependant aimé lire avant le 23 octobre dans cet hebdomadaire si fier de se prétendre « indépendant » ! MG

merci pour cette information
Rédigé par : mutuelles | 20 nov 2011 à 11:28