Les quelques 6000 militants de l’UDC réunis samedi sur la Place fédérale à Berne (selon une estimation livrée par leur président Toni Brunner) ont fait preuve d’une imagination débordante dans leur habillement. Au milieu des désormais presque classiques chemises à motif edelweiss, costumes folkloriques et casquettes à drapeau suisse, on a ainsi pu observer un t-shirt arborant les trois lettres du parti dans la police de caractères du groupe de hard-rock AC/DC ou un autre orné du logo de Jack Daniels, le nom de la marque de whisky ayant été remplacé par le mot Switzerland. Quelques chapeaux de cowboy et chemises hawaïennes plus tard, on tombe sur un militant dont le pull porte la mention «chevalier teutonique» au dessous d’une croix de l’ordre des templiers. On aperçoit encore des maillots de foot anglais, quelques looks gothiques et un t-shirt qui déclare «Les Espagnols sont fiers d’être espagnols, les Italiens sont fiers d’être italiens, les Français sont fiers d’être français, mais lorsqu’un Suisse est fier d’être suisse, il se fait traiter de raciste». Au milieu de cette assemblée bigarrée, les parlementaires UDC qui se sont mêlés au public faisaient triste mine avec leurs polos et chemises soignés. Seule touche de fantaisie, le conseiller national valaisan Oskar Freysinger a tenu à préciser, juste avant d’empoigner sa guitare pour interpréter une «Swiss Song» aux paroles résolument anti-européennes, qu’il n’était «pas rasé». Une façon de conjurer les éventuelles velléités d’entartage, a précisé le politicien, qui reçu une assiette remplie de crème chantilly en pleine figure il y a quelques jours lors d’un débat à Genève. JZ

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