La Genève internationale constitue l’un des derniers atouts de la Suisse sur la scène diplomatique mondiale. La présence de l’OMC et du siège européen de l’ONU empêche la Suisse de sombrer dans une totale insignifiance. Elle est l’un des rares dividendes de la politique de neutralité encore opérant.
La place diplomatique genevoise est si utile que l’OMC veut s’y développer et y agrandir ses locaux. C’était sans compter avec les éternels opposants d’extrême gauche, prompts à compromettre le projet sous prétexte qu’il grignoterait l’espace des rives du lac dévolues à la promenade.
Il faut espérer que le corps électoral de la ville ne réduira pas à néant le formidable goodwill que représente la Genève internationale.
Un non à l’OMC, fût-il consultatif, serait désastreux.
Le sort de la Genève internationale ne devrait pas dépendre d’un territoire communal, mais être une prérogative fédérale, puisqu’elle engage les intérêts supérieurs de la politique étrangère de la Suisse.
A quelques dizaines de kilomètres, la ville de Lausanne a longtemps fait figure de ratage urbanistique si caricatural, qu’il semblait impossible d’y remédier. Les besoins en transports publics lui ont donné le M2, un petit miracle de volonté politique. Ce grand chantier a décoincé les énergies. Arrive le plan Métamorphose mettant la ville sens dessus dessous, le stade de foot au sud, des logements au nord. Un beau chambardement. C’était sans compter le parti des nostalgiques et des égoïstes.
Là aussi le cercle des décideurs ne correspond guère à celui des utilisateurs, c’est au minimum l’agglomération qui aurait dû voter. La question alambiquée (si on est pour Métamorphose, il faut voter non à l’initiative) n’arrange rien. La démocratie est réduite au hasard ou aux caprices de quelques uns.

Quel ton condescendant! Vous prenez vraiment les électeurs pour des c...
Pensez-vous vraiment que l'électeur-trice lausannois-e de base est incapable de comprendre qu'il faut voter NON si on veut soutenir le plan Métamorphose?
Pensez-vous vraiment que l'électeur-trice genevois-e de base soit incapable de comprendre l'avantage de ces institutions internationales pour le petit commerce local. (Même si hélas ces institutions sont peuplées de gens inutiles, inspirés par une idéologie gnagnan très similaire de celle de l'Hebdo, qui pondent des documents visant à instaurer un gouvernement mondial nocif pour les vrais intérêts de gens?)
C'est visible, vous n'êtes plus démocrate.
Alors dites le honnêtement:
Dites: je ne crois plus à la démocratie. La démocratie consiste à donner le pouvoir à une bande d'abrutis qui ne comprennent rien à rien et sont le plus souvent populistes. Dites: Il faut enlever au peuple ce droit de vote qui permet à l'UDC d'être plébiscitée, et au peuple de refuser le nirvana européen (même si ceux qui ont le privilège de vivre dans ce nirvana sont prêt à tout pour en sortir.)
Ne restez pas au milieu du chemin. Alélez jusqu'à la conclusion implicite de votre propos.
Avouez que vous êtes une antidémocrate. Au moins ce serait clair.
Ceci étant constaté, par quoi proposez vous de remplacer la démocratie? pour éviter que ces nains de jardin capricieux et réactionnaires indécrottables puissent s'opposer à votre projet de société?
Une suggestion: on pourrait décider que pour avoir le droit de vote, il faille présenter un certificat attestant qu'on est abonné à L'Hebdo!
Rédigé par: nain de jardin grincheux | 24 sep 2009 à 16:59
Le M2 est un caprice politique : le choix d'un métro à pneu au lieu d'une crémaillère (Lausanne est très pentue) et de surcroit d'un fournisseur dont tous les spécialistes transport de l'Europe savent que ses produits ne sont pas suffisamment fiables montre que Lausanne s'est laissée berner par des sirènes françaises (et je suis française) au lieu d'écouter des spécialistes transport (et quand on voit la qualité des transports du côté de la Suisse alémanique, il ne fallait pas aller chercher bien loin).
La Romandie a régulièrement tort de préférer regarder vers la France plutôt que vers le reste du pays, ceci est une belle illustration de manque de pragmatisme, donc de caprice, pour rebondir sur le mot que vous avez utilisé.
Tout ça pour dire que des décisions ne sont pas encore prêtes à être prises du côté fédéral, tant que le fossé du rœsti reste malheureusement aussi grand et aussi entretenu par les 2 bords, et tant par les politiques que les citoyens.
Rédigé par: sev | 27 sep 2009 à 19:38