Au Palais fédéral, même les plus machos de leurs collègues s’inclinent: les conseillères fédérales forment un trio de choc impressionnant. Pour plaider la cause des accords bilatéraux, elles se révèlent idéales. Elles ont été si présentes dans la campagne, qu’on se demande où sont passés les quatre ministres mâles.
Le hasard est malicieux. Elles sont montées au front ès fonctions, mais un directeur de casting n’aurait pu opérer meilleur choix: avec Micheline Calmy-Rey, Doris Leuthard et Eveline Widmer-Schlumpf, l’entier de l’éventail politique, de la gauche à la droite conservatrice, est déployé. La cheffe du Département fédéral des affaires étrangères incarne l’ouverture de la Suisse sur le monde, et l’Union européenne en particulier, celle du Département de l’économie la défense de nos intérêts commerciaux et de la prospérité nationale, celle du Département de justice et police l’assurance que la libre circulation des personnes sera attentivement surveillée.
En termes fédéralistes, le trio est parfait: deux Alémaniques, une Romande, issues de cantons industriel (Argovie), alpin (Grisons) et citadin (Genève).
Dimanche soir, si le oui l’emporte, ces trois grâces seront encensées. Si, en revanche, le non devait s’imposer, ce sera la curée. On s’apercevra, un peu tard, que les quatre hommes du gouvernement, notamment le président de la Confédération, auraient dû s’engager plus spectaculairement dans le service après-vente d’un objet aussi crucial pour le destin du pays.
On dira qu’il n’était pas sérieux de confier la mission de convaincre les fiers descendants de Tell aux seules représentantes du beau sexe. Le charme sera rompu et avec lui le ravissement un peu gamin de contempler trois conseillères fédérales en première ligne.
Pourtant, plus qu’une certaine idée de l’efficacité du pouvoir au féminin, ce seront bien les vertus de la concordance, illustrées par nos trois grâces, qui seront mises à nu.

Bien vos arguments. Mais d'un point de vue masculin, ça fait un peu : les hommes du conseil ont envoyé les mèmères au casse-pipe ! J'espère que la discrétion de leur engagement n'est qu'un effet scénique ou médiatique. Parce 3 ministres engagés pour le oui sur 7, ça ne fait pas la majorité.
Rédigé par: Pur Malt | 06 fév 2009 à 12:28
Et dans le monde de la finance ?
http://chroniquesdamerique.blog.24heures.ch/archive/2009/02/11/la-finance-aux-femmes.html
Au plaisir !
Rédigé par: Gary Dredam | 13 fév 2009 à 17:27